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06h20 Les spectateurs sont massés dans les tribunes et sur la promenade des Anglais ; On est dans les viseurs des télés et des appareils photos ; un hélicoptère survole la plage. Des canoes, des bateaux sillonnent la mer. Entend les applaudissements et les cris d’encouragement, la voix des speakers annoncer les palmarès, la musique se mêler aux pulsations, des mots d’encouragements des tiens, des potes ou d’inconnus qui un instant partagent notre exploit ! 06h30 1200 concurrents se jètent à l’eau de la plage du Centenaire, une clameur monte vers le ciel au spectacle de ces hommes et femmes de fer fendant les vagues de leur bonnet orange. L’enthousiasme d’un public venu en masse submerge la plage dans les cris et les déhanchements des pom-pom girls. Natation sans encombre, le soleil se lève, je suis toujours accompagné donc pas largué et pas dans le rouge. 1er tour 33’ et 2è en 37’ Total 1h10. Sortie de l’eau sur la plage, on retrouve l’équilibre, douche, tente blindée de triathlètes. Une chaise est libre, changement intégral sans précipitation : it’s so long. Récup du vélo et départ. 180km en vélo, un parcours pour grimpeurs dans un paysage grandiose. Une longue ascension sous le soleil. Quelques gouttes en haut. Plateau de Coursegoules, des spectateurs américains : « go, go ! » moi : « oh oh oh, ça va, je gère que j’vous dit ! it’s my first Ironman and i only want to finish, Thanks a lot » Eux, à nouveau : « GO, GO GOOOOOOOO !!!!!!!!!!!!!! » Je connais des soucis gastriques vers le 100ème km et ne parviens plus à m’alimenter : trop dégoûté du sucré. La fin du parcours est très pénible nez au vent de face. temps total 7h40 Je pers énormément de temps à la transition à récupérer et ne dois mon salut qu’au chef de tente qui propose providentiellement un sandwich au saucisson qui me permet enfin de repartir au bout de 60 longues minutes… La cerise sur l’Mac Do, le marathon en 4h48’ avec les encouragements d’inconnus, de tous les bénévoles, et de la famille qui vient me soutenir au 20ème km (2eme tour) Le public, ému, sensible à tant de dépassement de la part des triathlètes, se joint cœur battant à l’épreuve. Trompettes, crécelles, tout ce qui permet de montrer son soutient est réquisitionné. Comme des taxis de la Marne, dans une bataille contre soi-même. Puis vient la dernière ligne droite, NOTRE moment, celui pour lequel on s’est tant préparé, celui où nous allons franchir la ligne et devenir un FINISHER. A ce moment, je remercie Dieu et dédie ma course, ce que je suis devenu, à mon père. Il n’y eut que des vainqueurs, Haut les cœurs ! |
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